L’isolation thermique est le cheval de bataille du gouvernement. Avant 1975, il n’existait aucune réglementation thermique fixant des impératifs en matière d’isolation. Cela a bien changé puisqu’ensuite, sont apparues certaines normes obligatoires lors de la construction de bâtiments neufs, comme la norme RT 2012. Depuis le décret n° 2017-919 du 9 mai 2017, l’isolation thermique des bâtiments a été rendue obligatoire lors de gros travaux de rénovation. En effet, trop nombreuses sont les passoires thermiques polluantes et mettant la santé de ses occupants en péril.

Qu’est-ce que l’isolation thermique ?

L’isolation thermique désigne l’ensemble des techniques, permettant de diminuer et supprimer les déperditions de chaleur et d’éviter l’effet de la paroi froide. En hiver, les déperditions peuvent être importantes en cas de mauvaise isolation, obligeant les résidents à surconsommer et à payer des factures exorbitantes d’électricité.

Pour déterminer si votre logement est énergivore, il est possible d’établir un bilan thermique qui classera votre logement sur une échelle de A (peu énergivore) à G (très énergivore). Les passoires thermiques, appartenant aux deux derniers échelons de l’échelle (F et G) sont très mal isolées, et risquent de faire grimper votre facture d’électricité de manière élevée surtout pendant les périodes de fortes chaleurs ou de froid. Cela peut aller d’autant plus vite si vous êtes au tout électrique individuel (chauffage + chauffe-eau). À savoir que le propriétaire qui envisage de mettre son bien en vente ou en location est tenu de transmettre un bilan thermique au locataire ou à l’acquérant, avant toute rédaction de bail ou de contrat de vente.

Qu'est-ce que l'isolation thermique ?
Source : shutterstock.com

Quel est l’intérêt de l’isolation thermique ?

Les avantages de l’isolation thermique ne manquent pas. D’une part, la rénovation thermique permet un confort thermique indéniable, et d’éviter les logements froids en hiver. D’autre part, elle permet de faire des économies sur les factures d’électricité assez importantes, et de ne pas se ruiner en été ou en hiver. Cela peut aussi revêtir la forme d’un geste écologique, puisqu’en réduisant votre consommation d’énergie, vous participez également à réduire les émissions de gaz à effet de serre, et par conséquence le réchauffement climatique.

Pour les propriétaires qui tirent de leur(s) bien(s) un revenu, c’est aussi la valeur de leur(s) bien(s) qui augmente. En effet, le projet de loi énergie climat prévoit d’intégrer le critère de l’isolation thermique dans la définition de ce qu’est un logement décent en 2023. Dès 2021, il sera également impossible d’augmenter le loyer d’une passoire thermique entre deux locataires, sans avoir fait des travaux de rénovation. En d’autres termes, le bien immobilier va progressivement perdre de sa valeur si aucune correction thermique n’est réalisée. Par ailleurs, l’État propose certaines aides financières pour encourager les propriétaires à faire ces travaux coûteux. Face à ces diverses contraintes, un propriétaire a tout à gagner à faire des travaux de rénovation dès maintenant.

Quels sont les matériaux pour une isolation thermique ?

Si vous avez décidé de sauter le pas et de faire des travaux d’isolation thermique, vous vous demanderez nécessairement quels matériaux utiliser pour isoler.

Il existe 3 grandes familles d’isolants :

Les isolants minéraux : les laines minérales

La laine de roche et la laine de verre sont les deux laines minérales recensées. De consistance laineuse, elles sont issues des fusions entre certains matériaux comme le basalte, le verre, la roche, le sable. Fabriquées en Europe, elles répondent à des exigences plus écologiques que les isolants synthétiques, que l’on présentera après.

Les isolants synthétiques

On y retrouve le polystyrène extrudé et expansé, la mousse de polyuréthane expansé et la mousse phénolique. Issus de procédés chimique, ce ne sont pas les isolants thermiques les plus recommandés, en raison de leur caractère polluant et hautement inflammable. On leur préfère des isolants minéraux ou naturels, qui sont plus dans la lignée de la lutte climatique. Il serait dommage de mener des travaux d’isolation par conviction écologique, et d’utiliser derrière ces isolants synthétiques. À noter toutefois qu’ils ont été reconnus comme très efficaces dans l’isolation.

Les isolants naturels ou biologiques

Dans cette catégorie, on peut citer la laine de brebis et de mouton, le coton, le liège, le chanvre. Leur production ne demande pas une grosse consommation d’énergie, contrairement aux laines minérales.

Quels sont les matériaux pour une isolation thermique ?
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Quelle partie de la maison isoler ?

L’ADEME (Agence de la transition écologique) récapitule tous les travaux à faire pour renforcer l’isolation. Parmi eux, on compte prioritairement les combles, le toit. Ils sont la source principalement à l’origine des fuites de chaleurs, pouvant représenter jusqu’à 30% de la facture d’électricité. L’isolation de la toiture peut se faire par l’intérieur ou par l’extérieur, chacune des techniques ayant son lot d’avantages et d’inconvénients. Dans les deux cas, les ponts thermiques seront profondément réduits.

Les murs et planchers sont également en grande partie responsables des fuites de chaleur. Tout comme la toiture, leur isolation peut se faire soit par l’extérieur ne soit pas l’intérieur. Toutefois, l’isolation intérieure nécessite la pose d’isolants qui réduiront la surface du logement (surtout dans le cas d’appartements). Il peut être plus intéressant d’isoler par l’extérieur.

Les parois vitrées, c’est-à-dire les portes fenêtres, les façades, les fenêtres, les verrières et les vérandas sont également des points à prendre en compte pour une bonne isolation thermique. Les fenêtres peuvent par exemple être remplacées par du double-vitrage, mais cela ne sera intéressant que si le reste de votre logement est isolé.

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